Les sages-femmes déclenchent le “code rouge”

Ce 26 janvier, les sages-femmes sont en grève pour faire entendre leurs voix. L’appel à la mobilisation a été lancé par l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) pour une meilleure valorisation de la profession.

Plus de moyens et de reconnaissance

Appelé “code rouge” en référence aux césariennes déclenchées en extrême urgence, l’appel de l’ONSSF s’adresse à “l’ensemble des sages-femmes de France, quelles soient salariés du public ou du privé, libérales, territoriales, enseignantes ou étudiantes

L’organisation dénonce “l’invisibilisation de la profession“, “le manque de sages-femmes dans les établissements“, “un statut hybride” (personnel médical selon la loi, paramédical dans le Ségur de la santé) et “l’indécence des salaires“.

Parmi les revendications de l’ONSSF des “effectifs adaptés“, une “rémunération à la hauteur de nos responsabilités“, un “véritable statut médical” et une “reconnaissance de la profession par les instances“.

Retrouvez tous les documents mis à disposition par l’ONSS en cliquant ici

Une mobilisation sur les réseaux sociaux

Pour soutenir le mouvement, l’ONSSF appelle à signer une pétition et afficher son soutien sur les réseaux sociaux avec les hashtags #sagefemmecoderouge #sagefemmeprofessionmedicale.

#JeSuisMaltraitante

Un appel qui fait écho à celui d’Anna Roy qui a lancé la pétition “1 femme = 1 sage-femme” le 11 novembre dernier.

Sage-femme et autrice du podcast “Sage-meuf”, elle raconte sur son compte instagram une nuit de garde où elle s’est sentie particulièrement maltraitante, faute de moyens. En gérant une urgence vitale pour un couple, elle n’a pas pu s’occuper d’autres femmes qui ont dû faire face à leur douleur et leur peur seules. Pour ces femmes, elle s’est sentie “maltraitante”. Elle lance alors la pétition “1 femme = 1 sage-femme” pour soutenir les sages-femmes et pour demander au gouvernement “de changer la norme, de donner les moyens aux sages-femmes et à leurs collègues de restaurer l’humanité en salle de naissance, en suites de couches, en ville, partout.

Pour soutenir la pétition, cliquez ici

Découvrez le témoignage d’Anne Roy :

 

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Thèmes : grève sage-femme

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