Les paramédicaux de bloc opératoire affichent encore la meilleure dynamique salariale

capture-decran-2016-12-02-a-16-10-06Publié le 15.05.2019 par Clémence Nayrac
Article Hospimedia

Le huitième baromètre des salaires de la santé d’Appel médical a été dévoilé ce 15 mai. Établi sur la base des rémunérations des intérimaires, il montre que, cette année encore, les Ibode bénéficient de la dynamique salariale la plus forte.

Appel médical, filiale du groupe Randstad France, a dévoilé ce 15 mai les résultats de son huitième baromètre des salaires de la santé. Il fait état d’évolution modérée dans le secteur. Comme l’an passé, portés par une pénurie et une tension forte sur le marché de l’emploi, les infirmiers de bloc opératoire (Ibode) connaissent la meilleure progression salariale (+2,2%). Leur salaire moyen s’établit à 3 364 euros (€) bruts mensuels. Leurs revenus avaient déjà augmenté de 3,6% en 2017, souligne le baromètre. C’est dans le secteur public que la hausse est la plus forte (3,4%). Dans le privé, la hausse est évaluée à 2,1%. Un écart à relativiser toutefois, puisque c’est aussi dans ce secteur que les salaires Ibode restent les plus élevés, soit en moyenne 3 474 € bruts mensuels contre 3 282 € dans le public.

 

Méthodologie
Cette huitième édition du baromètre Appel médical passe au crible les salaires de treize professions paramédicales. Cette édition 2019 est basée sur les salaires réels constatés. Elle est donc non déclarative et réalisée sur les années pleines 2017 et 2018. Elle porte sur l’analyse de 822 996 fiches de paie d’intérimaire Appel médical uniquement et ne prend pas en compte les congés payés, les indemnités de fin de mission et les primes variables. Par ailleurs, le baromètre ne mesure pas les avantages indirects tels que l’accès à un logement ou à une crèche et le versement de primes exceptionnelles de recrutement ou mobilité par exemple.

 

Autre spécialité infirmière, celle des infirmiers anesthésistes. Leur progression salariale est plus modeste qu’en 2017. Elle est de +1,1% cette année. Le secteur privé affiche la meilleure dynamIque avec +1,7% d’évolution ainsi que des salaires, comme dans le milieu associatif, d’environ 4 060 €, plus élevés que dans le public à hauteur d’une centaine d’euros bruts mensuels.

Revalorisation “modeste” pour les infirmiers

 

 

Plus largement, ce baromètre met en lumière que, malgré le fait que les établissements de soins connaissent des difficultés importantes pour recruter des infirmiers, cette tension forte sur le marché de l’emploi n’est pas retranscrite sur la fiche de paIe. Les infirmiers diplômés d’État (IDE) bénéficient ainsi d’une revalorisation de salaire jugée “modeste“, de 1,6% en 2018, soit un revenu moyen de 2 289 € mensuels. L’étude relate néanmoins des disparités selon les secteurs d’activité. Les infirmiers du public ont la plus forte hausse, avec 3,4%, tandis que dans le privé, les salaires sont en hausse de 1%. Pour les IDE qui évoluent en milieu associatif, l’augmentation n’est que de 0,2%.

Avec une hausse de salaire de 1,4% les aides-soignants ferment le podium des soins hospitaliers en terme d’augmentation salariale. Leur salaire mensuel moyen s’établit à 1 769 € bruts. Avec, contrairement aux infirmiers, une plus forte évolution dans le milieu associatif (+1,7%). Viennent ensuite le secteur public (+1,4%) et le secteur privé (+0,5%). C’est aussi dans ce dernier secteur que les salaires des aides-soignants sont les plus bas, environ 200 € de moins que le salaire mensuel moyen.

Enfin, tous métiers confondus, les aides médico-psychologiques subissent la plus faible évolution salariale, avec +0,9%. Les moins bien lotis, en terme de revenus, restent les agents de services hospitaliers (ASH). Ils conservent en effet le salaire le plus faible des six métiers du secteur hospitalier et du soin, soit 1 582 € mensuels.

 

Zoom sur les métiers du handicap
Au-delà du secteur hospitalier, le baromètre Appel médical mesure les salaires du secteur du handicap. Dans ce domaine, ce sont les éducateurs spécialisés qui tirent leur épingle du jeu avec +5,5% d’augmentation salariale et 2 028 € bruts mensuels. “Depuis cinq ans, les établissements spécialisés connaissent une situation similaire à celle des Ehpad. Elle résulte d’une crise des vocations pour un métier d’engagement dont les niveaux de salaires restent modestes“, commente Appel médical. En 2017, les éducateurs spécialisés affichaient déjà une forte progression salariale de +3,8% (lire notre article).

 

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