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L’hospitalisation privée mise sur la formation pour attirer infirmiers et aides-soignants

capture-decran-2016-12-02-a-16-10-06Publié le 09.07.2019 par Clémence Nayrac
Article Hospimedia

L’hospitalisation privée peine depuis trois ans à recruter des infirmiers et aides-soignants. Elle actionne entre autres le levier de la formation pour recruter et fidéliser ces professionnels. C’est ce que relate une étude de l’Observatoire de l’hospitalisation privée dévoilée ce 9 juillet.

L’Observatoire de l’hospitalisation privée a présenté ce 9 juillet une étude sur deux métiers : les infirmiers diplômés d’État (IDE) et les aides-soignants (AS). L’occasion pour le secteur de dresser un état des lieux des effectifs, sur la base de données récoltées en 2017. Le versant sanitaire de l’hospitalisation privée emploie 48 000 IDE et 28 500 AS. Les IDE constituent d’ailleurs le principal métier de ce secteur avec plus d’un salarié sur trois. Le versant médico-social emploie pour sa part 31 000 AS et 11 000 IDE. Les AS y sont le deuxième métier après les agents de service hospitalier (ASH). L’ensemble de ces effectifs progresse, exception faite des AS du sanitaire… non sans difficultés pour recruter.

Des difficultés de recrutements
L’observatoire note ainsi une stabilité du poids du personnel soignant et concourant aux soins mais avec une tendance accrue d’IDE et de personnel soignant spécialisé. Côté médico-social, le personnel soignant est aussi en hausse. D’ailleurs, rappelle l’observatoire, les besoins d’emplois de ces deux professions vont croissants. L’étude met en lumière, dans ce contexte, une augmentation notable des difficultés de recrutement au cours des trois dernières années. Ces difficultés sont plus fortes chez les AS. Elles concerneraient 48% des recrutements, selon les employeurs, contre 36% pour les IDE.

 

Ces trois dernières années, les difficultés de recrutement sont en forte hausse.

 

Au sein même de la branche, des disparités sont relevées. Les difficultés sont ainsi nettement plus marquées pour les IDE spécialisés du sanitaire et les AS du médico-social. Comment expliquer ces phénomènes ? «Ces difficultés sont attribuées à un manque de personnel formé et un défaut d’attractivité de ces métiers», estime l’observatoire. Il cite entre autres l’attrait de l’exercice libéral pour les IDE, le déficit d’image du médico-social, ou encore le niveau de rémunération pratiqué dans la branche moins élevé que dans les établissements publics et associatifs.

L’enjeu de la formation

Conséquence de ces difficultés, et plus particulièrement dans le secteur médico-social, les établissements mettent en œuvre de nombreuses actions pour attirer et fidéliser ces professionnels. Formation qualifiante de salariés en poste préparant aux métiers d’AS, partenariat avec des acteurs du service public de l’emploi et des organismes de formation initiales… sont notamment évoqués.

Il est aussi mis en évidence la nécessité de gagner en maîtrise des gestes techniques, de gérer les tâches administratives et de renforcer la coordination avec les membres de l’équipe, dans un contexte de responsabilité accrue notamment pour les infirmiers. L’un des enjeux mis en avant également est l’adéquation entre l’appareil de formation et besoins d’emplois et de compétences. Une nette hausse du nombre de diplômés depuis 1992 — multiplié par deux pour les infirmiers et par 1,6 pour les aides-soignants — ne suffit pas à compenser des déséquilibres régionaux intenses.

Des parcours qualifiants
Parmi les solutions proposées par l’hospitalisation privée, «la mise en œuvre d’un parcours qualifiant, financé par la branche». Il s’agit, reconnaît l’observatoire, d’une réponse partielle aux besoins d’emplois sur ces deux métiers. La formation qualifiante — sur financement opérateur de compétences (Opco) — représente 60% des heures de formations dispensées pour ces deux professions. Les parcours les plus fréquents ? Aide-soignant vers infirmier ou assistant de soins en gérontologie, et infirmiers vers infirmiers de bloc opératoire (Ibode) ainsi que agent de service hospitalier vers aide-soignant. Ces formations permettent la montée en compétences des professionnels. Près de 1 500 salariés en ont bénéficié en 2017.

Les actions courtes de formation se concentrent pour leur part sur l’amélioration de la qualité des prises en charge, les démarches qualité et gestion des risques et les formations obligatoires relatives au secourisme. Plus de 56 000 actions de ce type sont recensées auprès des infirmiers et aide-soignants de l’hospitalisation privée en 2017.

Hospitalisation privée et emploi
Cette étude est à reclasser dans une enquête plus large, qui dessine les perspectives de l’emploi dans la branche de l’hospitalisation privée, à l’horizon 2025, également sur la base de données de 2017. Cette étude a été présentée ce 9 juillet également, après avoir était transmise, en début d’année, dans la lettre de l’Observatoire de l’hospitalisation privée (lire notre article). Elle met notamment en lumière que la branche doit privilégier les emplois spécialisés et propose plusieurs scénarios possibles.

 

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