Le nombre des professionnels de la rééducation a plus que doublé en une décennie

capture-decran-2016-12-02-a-16-10-06Publié le 14.09.2020 par Lydie Watremetz
Article Hospimedia

Dans son dernier numéro d’Études et résultats, la Drees refait un point six ans après une précédente publication sur les métiers de la rééducation de niveau bac+3. Ces professionnels toujours plus nombreux trouvent facilement des postes.

« 121 000 professionnels de la rééducation de niveau bac+3 ou plus exercent en France en 2019, quand ils n’étaient que 68 000 en 2000.» La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui annonce ces chiffres dans son numéro (Études et résultats n° 1159, septembre 2020) explique en partie cette augmentation des effectifs par la hausse du nombre des nouveaux diplômés et dans une moindre mesure l’allongement des carrières. Cet ensemble de professionnels réunis sous la bannière de la rééducation se compose de 89 000 masseurs-kinésithérapeutes, 14 000 pédicures-podologues, 13 000 ergothérapeutes et 5 000 orthoptistes. En ce qui concerne la formation d’ergothérapeute, 25 établissements d’enseignement sont habilités en France alors qu’ils n’étaient que 9 en 2011. Autre illustration de cette montée en charge, 300 étudiants ont obtenu en 2018 leur certificat de capacité d’orthoptiste contre 120 en 2004.

Rapidement en poste

Alors que depuis plusieurs années, le nombre des diplômés est en forte augmentation, ces derniers ne semblent pas rencontrer de difficultés pour trouver leur premier emploi aujourd’hui. Déjà en 2014, dans une précédente publication (Études et résultats n° 895, octobre 2014), la Drees a établi ce constat (lire notre article). Dans cette nouvelle édition, la direction reprend les mêmes chiffres à titre d’exemple. « 93% des diplômés en 2013 d’un métier de la rééducation de niveau bac+3 ou plus ont accédé à leur premier emploi en moins de 3 mois». Et parmi ces spécialistes de la rééducation, ce sont les masseurs-kinésithérapeutes qui accèdent le plus souvent à leur premier emploi en moins d’un trimestre.

Une exercice libéral majoritaire

Autre point commun entre les deux publications, la pratique libérale reste majoritaire. 4 masseurs-kinésithérapeutes sur 5 et la quasi-totalité des pédicures-podologues en activité pratiquent l’exercice libéral ou mixte de leur profession. Ils sont respectivement 78% et 85% à choisir cette voie dès l’obtention de leur diplôme. Par contre, 41% des jeunes diplômés orthoptistes et 62% des ergothérapeutes débutent leur carrière par un emploi salarié à durée déterminée avant de s’installer dans les 3 ans comme praticien libéral, trouver un emploi à durée indéterminée ou être titularisés dans la fonction publique hospitalière (FPH). La Drees note que le mode d’exercice libéral tend à se réduire chez les orthoptistes. Ils sont passés de 79% de praticiens libéraux en 2000 à 60% en 2019. Le phénomène pourrait même s’accentuer avec le déploiement des contrats de coopération pour les soins visuels qui encourage le recrutement d’orthoptistes salariés par les ophtalmologistes et dans les cabinets médicaux.

Un chômage partiel
Les métiers de la rééducation paraissent plus ou moins épargnés par le chômage. À fin 2018, la Drees rapporte que 2 560 demandeurs d’emploi recherchent un poste dans ce secteur contre 1 760 fin 2004. Sauf que ces professionnels inscrits à Pôle emploi au 31 décembre 2018 représentent 2,1% de l’effectif en activité contre 2,3% quatorze ans plus tôt. La Drees évoque alors le cas de masseurs-kinésithérapeutes déclarés comme demandeurs d’emploi. Travaillant à temps partiel, ils souhaitent augmenter leur activité professionnelle et trouver un emploi complémentaire.

 

Liens et documents associés
La publication de la Drees [PDF]

 

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