Publié le 05/03/2026 par Caroline Cordier
Article Hospimedia 

 

Dans le cadre de sa politique égalité femmes-hommes, le CHU de Toulouse déploie un réseau d’ambassadeurs dans les services pour prévenir les violences sexistes et sexuelles. La Dr Aude Lagarrigue est la nouvelle référente égalité de l’établissement.

À l’approche de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, le CHU de Toulouse (Haute-Garonne) réalise par communiqué un point d’étape de sa politique en faveur de l’égalité femmes-hommes. Ainsi, dans le cadre de son plan Égalité 2023-2025, l’établissement a déployé des « dispositifs innovants », parmi lesquels le « collège Vigilance » et un réseau d’ambassadeurs, grâce à des professionnels du CHU « mobilisés sur le terrain ». En perspective du prochain plan 2026-2028, une nouvelle référente égalité a en outre été nommée. Il s’agit de la Dr Aude Lagarrigue, responsable de l’unité hospitalière sécurisée interrégionale et cheffe adjointe du pôle santé publique et médecine sociale.

Installé depuis janvier 2025, le collège Vigilance est dédié à la prévention et au recueil et au traitement des situations d’agissements sexistes, de violences verbales ou physiques, ainsi que de harcèlement moral ou sexuel au travail. « Accessible à l’ensemble des professionnels, ce dispositif garantit un signalement simple, confidentiel et sécurisé », développe le CHU. Cette instance permet aux victimes ou aux témoins d’être orientés vers les services compétents : médecine du travail, ressources humaines, services juridiques, médiation, accompagnement psychologique et social. Les membres du collège se réunissent « tous les quinze jours, assurant une analyse rigoureuse des situations pouvant conduire à des mesures de protection immédiates, des enquêtes administratives ou des sanctions adaptées». Depuis sa mise en place, ce collège a reçu 103 signalements, dont 74 ont été traités et 29 sont en cours d’étude. «Parmi les victimes présumées, 85% sont des femmes », commente la direction, un constat qui « rappelle combien [le respect de leurs droits] constitue un enjeu majeur d’égalité professionnelle ».

En parallèle, le CHU déploie en interne des ambassadrices et ambassadeurs, qui sont des professionnels du CHU spécifiquement formés à la prévention des discriminations, des stéréotypes de genre et des violences sexistes et sexuelles. Ils doivent « constituer un relais essentiel des engagements institutionnels » en ce domaine, en contribuant à « diffuser une culture d’égalité et de respect, à mobiliser les [personnels], et à soutenir les managers dans la mise en œuvre » de cette politique et des actions du plan. La mise en place d’ambassadeurs, « en cours de test sur certains pôles, pourra être déployée à l’échelle du CHU ». Citée dans le communiqué, Camille Tomas, cadre de santé, rééducatrice et ambassadrice égalité et vigilance, en binôme avec Amélie Prabonne, cadre de santé, explique faire partie des quatre ambassadrices du pôle santé publique et médecine sociale. Elle précise qu’il y a actuellement au total douze ambassadeurs répartis sur plusieurs pôles au sein du CHU toulousain.

Partager cet article