Revalorisations salariales, évolutions législatives, obligation de transparence… l’année 2026 débute et apporte déjà son lot de nouveautés RH.  On fait le point sur les changements majeurs, à prendre en compte dès maintenant.

Obligation de transparence sur les salaires

Adoptée en mai 2023, la directrice européenne sur la transparence salariale doit être obligatoirement transposée dans le droit français avant le 7 juin 2026. Sa mise en place a pour but d’améliorer la transparence en matière de rémunération afin de réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.

Ce qui va changer pour les entreprises (et établissements) :

  • Obligation d’indiquer la rémunération proposée dans l’offre d’emploi, ou au moins une fourchette
  • Interdiction de demander aux candidats la rémunération de leurs anciens postes
  • Mise à disposition des salariés en poste les critères pour déterminer la rémunération et les niveaux de rémunération

À noter : les salaires restent des données confidentielles.

Mise en place d’un congé supplémentaire de naissance pour soutenir la parentalité

À partir du 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance s’ajoute au congé maternité, de parentalité ou d’adoption. Ce congé permettra à chaque parent de prendre jusqu’à deux mois de congé supplémentaire rémunéré (70% du salaire net le premier mois, 60% le second). Il peut être pris par chacun des deux parents, ajoutant ainsi jusqu’à 4 mois de présence parentale pour un enfant.

Les informations importantes côté employeur :

  • Le congé de naissance est un droit, l’accord de l’employeur n’est pas requis. Le salarié qui souhaite les prendre doit toutefois prévenir son employeur, notamment de la date de prise du congé et de sa durée.
  • Le congé supplémentaire de naissance suspend le contrat de travail du salarié et donc, sa rémunération. Le salarié pourra percevoir, à sa demande, des indemnités journalières
  • La durée du congé sera assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits liés à l’ancienneté. Le salarié conservera le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début du congé.
  • À la fin du congé supplémentaire, le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.
  • Un entretien de parcours professionnel est à prévoir à la reprise du salarié (sauf s’il a déjà été effectué à l’issue du congé maternité)

Interdiction de l’intérim pour les jeunes diplômés

Déja en place depuis 2024 pour les paramédicaux et les sages-femmes, la règle des 2 ans pour l’interim s’est désormais étendue à d’autres professions.

Depuis le 1er décembre 2025, les jeunes médecins, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens ne peuvent plus effectuer de missions d’intérim avant d’avoir cumulé 24 mois d’activité dans un autre cadre contractuel (CDI, CDD), en exercice libéral ou en vacations.

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Revalorisation des salaires et des actes médicaux

À compter du 1er janvier, plus de 350 000 agents de la fonction publique bénéficieront d’une indemnité différentielle. Cette indemnité est versée consécutivement à la revalorisation automatique du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), qui passe de 1 801,80€ bruts mensuels à 1823,03€ (+1,18%).

Du côté des médecins, les consultations des généralistes et plusieurs actes médicaux dans certaines spécialités (pédiatrie, gériatrie, psychiatrie, urgences, etc.) sont revalorisés financièrement. Cela inclut aussi de nouvelles majorations pour les consultations longues et certains actes techniques.

Pour les employeurs, ces changements impliquent surtout de mettre à jour les grilles salariales et de rester attractifs dans un secteur en tension.

Evolution de la formation de certains métiers du soin et du social

Longuement attendue, la réforme de la profession infirmière devrait entrer en vigueur pour la rentrée 2026. Parmi les principaux changements, on retrouve :

  • un cursus restructuré en 6 semestres (180 ECTS), aligné avec les standards universitaires européens
  • des compétences infirmières élargies, notamment la consultation infirmière
  • l’amélioration des conditions de stages infirmières avec un barème fixe pour les indemnités de stage et la prose en charge des frais de transport
  • différentes passerelles vers les masters et spécialisations

Du côté des métiers du social, des changements sont à prévoir aussi. La rentrée 2026 annonce la mise en place de nouveaux référentiels pour les métiers d’assistant social, éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé et éducateur technique spécialisé. Le regroupement de ces métiers a pour objectif de créer des parcours plus souples, de favoriser les reconversions et de rendre plus attractifs les métiers du travail social.

Pour les équipes RH des établissements, ces évolutions sont à suivre de près car elles auront un impact direct sur les stages et la prise en charge des étudiants dans les équipes.

L’année 2026 s’annonce encore riche en actualités pour les métiers du soin. Et du côté des RH des établissements, l’enjeu est double : assurer la mise en conformité des processus internes et administratifs et rester attractif pour faire face aux tensions du secteur.

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