Le secteur de la santé est un secteur en mouvement. De nouveaux métiers apparaissent et d’autres évoluent. C’est le cas par exemple de la fonction infirmière qui se spécialise de plus en plus et gagne en responsabilité, notamment avec la loi infirmière.

Pour les recruteurs, rester en veille sur ces nouveaux métiers est essentiel. Retrouvez la liste (non exhaustive) des métiers du soin en pleine évolution et à suivre de près. 

Médecin et infirmier coordonnateur

Les métiers de la coordination se transforment. Et, même si la profession d’infirmier coordinateur ne date pas d’hier, elle est officiellement reconnue par un décret de septembre 2025.

Les infirmiers coordinateurs peuvent désormais :

  • Participer à l’élaboration et l’évaluation du projet général de soins
  • Donner son avis sur les admissions des personnes
  • Évaluer l’état de dépendance des résidents et leurs besoins en soins requis
  • Veiller à l’application des bonnes pratiques
  • Participer à la politique de formation
  • Participer à l’élaboration du rapport annuel d’activité médicale

Le décret précise également les évolutions des médecins coordonnateurs en Ehpad, qui peuvent désormais faire le suivi des résidents – s’ils le souhaitent – et les prescriptions.

D’autres métiers de la coordination voient également le jour comme les kinésithérapeutes coordonnateurs. Pour en savoir plus sur le sujet, le webinaire d’Hospimedia dédié à la coordination en Ehpad est accessible en replay juste ici

Infirmier en pratique avancée

La pratique avancée infirmière est désormais installée et reconnue. Elle compte aujourd’hui 3 973 infirmiers en pratique avancée (IPA) diplômés, toutes mentions confondues, et 1 988 étudiants IPA.

Pour l’Union nationale des infirmiers en pratique avancée (Unipa), la loi infirmière 2025 ouvre une fenêtre historiqueen distinguant clairement l’IPA de plein exercice des spécialisations infirmières”. Le syndicat alerte toutefois sur la nécessité de revoir le modèle de formation pour accompagner la montée en puissance des infirmiers en pratique avancée et répondre aux besoins futurs du système de santé.
L’Unipa demande, entre autres, un alignement sur les standards internationaux et un investissement massif de l’enseignement supérieur dans la formation

Infirmier puériculteur

Dans une lettre datée du 18 février, la ministre officialise l’ouverture des travaux de réingénierie de la profession d’infirmier puériculteur diplômé d’État (IPDE). L’objectif ? “Revoir en profondeur la réglementation relative aux IPDE, particulièrement ancienne, qui doit permettre de mieux répondre aux évolutions des besoins de santé publique.

L’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées d’Etat (ANPDE) a rédigé un projet de décret pour faire évoluer le cadre réglementaire de la profession. Le document détaille les missions des professionnels et comprend également des dispositions sur les compétences en pratique avancée, notamment lors de la réalisation de consultations cliniques complexes.

Et pour les étudiants infirmiers ? Longuement attendue, la réforme de la profession infirmière devrait entrer en vigueur pour la rentrée 2026. Parmi les principaux changements pour les ESI, on retrouve :

  • un cursus restructuré en 6 semestres (180 ECTS), aligné avec les standards universitaires européens
  • des compétences infirmières élargies, notamment la consultation infirmière
  • l’amélioration des conditions de stages infirmières avec un barème fixe pour les indemnités de stage et la prise en charge des frais de transport
  • différentes passerelles vers les masters et spécialisations

Du changement pour les métiers du social

Du côté des métiers du social, des changements sont à prévoir aussi. La rentrée 2026 annonce la mise en place de nouveaux référentiels pour les métiers d’assistant social, éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé et éducateur technique spécialisé. Le regroupement de ces métiers a pour objectif de créer des parcours plus souples, de favoriser les reconversions et de rendre plus attractifs les métiers du travail social.

Evolutions législatives pour les médecins

Enfin, pour les médecins, quelques changements législatifs sont à noter :

  • La loi n° 2025-580 du 27 juin 2025 (dite loi Neuder) entérine la fin du numerus clausus traditionnel en renforçant le principe du numerus apertus instauré en 2019.
  • Par ailleurs, le texte facilite le retour des étudiants français partis se former à l’étranger. Des passerelles sont créées pour réintégrer en 3ᵉ année les jeunes ayant validé des acquis dans une faculté européenne (Roumanie, Belgique, etc.).
  • De même, de nouvelles passerelles permettront à des professionnels de santé expérimentés (infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes…) d’accéder aux études de médecine via un cursus accéléré.

Pour les équipes RH des établissements, ces évolutions sont à suivre de près car elles auront un impact direct sur les stages et la prise en charge des étudiants dans les équipes.

 

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