Aide-soignant : quel avenir pour ce métier ?

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Réaliser les soins d’hygiène et de confort auprès des patients, les accompagner dans les actes essentiels de la vie quotidienne, s’occuper de la propreté de l’environnement du patient mais aussi lui apporter un soutien psychologique… les missions de l’aide-soignant sont vastes et varient en fonction de l’établissement. Aujourd’hui, on compte 400 000 aide-soignants en activité en France, essentiellement des femmes (source UFAS), un chiffre qui pourrait diminuer dans les prochaines années…

Pénurie d’aide-soignant : une situation critique

Alors que le métier d’aide-soignant sera l’un des 5 métiers les plus pourvoyeurs d’emploi d’ici 2022 (Rapport Les métiers en 2022, source strategie.gouv.fr/), les IFAS (Instituts de Formation d’Aide-Soignant) peinent désormais à trouver des étudiants. A Alençon, par exemple, l’IRFSS qui propose la formation d’aide-soignant, a repoussé cette année la date de clôture des inscriptions faute de candidats, et ce malgré un taux d’employabilité à 96% à la sortir du cursus. A l’instar de cet IRFSS, 1 établissement du 2 auraient des difficultés à recruter. La diminution drastique des candidats se fait ressentir à l’échelle nationale : leur nombre est passé de 105 000 en 2013 à moins de 80 000 en 2017, soit une fonte de 25 % (Source : Drees).

métiers pourvoyeurs emploi

Rapport Les métiers en 2022, source strategie.gouv.fr

Crise des vocations : quelles causes ?

La disparition du BEP sanitaire et social, qui a été remplacé en 2011 par le bac professionnel ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne), n’a pas joué en la faveur des IFAS. En effet, le bac en poche, davantage de candidats se tourneraient vers un IFSI afin de devenir infirmier. Par ailleurs, depuis plusieurs années, les mobilisations des soignants à l’hôpital ont fait connaître leurs conditions d’exercice difficiles associé à une faible rémunération, ce qui a pu engendrer une baisse des vocations. Cette situation est d’autant plus alarmante que les départs en retraite et l’augmentation du nombre de personnes âgées devraient sensiblement accroître les besoins dans les prochaines années.

Selon vous, quelle est la solution à la pénurie d’aide-soignant ? Le métier d’aide-soignant doit-il évoluer pour permettre plus de reconnaissance ?

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