Portrait : Régis Loget, ambulancier

Régis est ambulancier depuis plus de 20 ans. Il revient avec nous sur son parcours, sa carrière et offre ses conseils aux ambulanciers en devenir.

Qui es-tu ?

 

Je m’appelle Régis Loget, j’ai 48 ans et je suis ambulancier depuis 1997.

 

Quelles sont tes missions ? Quelles sont les qualités requises pour être ambulancier ? 

 

Les missions d’un ambulancier sont très diverses. On peut être affectés à différents types de véhicules : le véhicule sanitaire léger, l’ambulance de type « couchée » ou encore l’ambulance de secours et de soins d’urgence. De ce fait les missions varient, par exemple : en véhicule sanitaire léger, vous transportez des personnes plus ou moins autonomes vers différents établissements pour des consultations, hospitalisations, vers des centres de rééducation kiné, ou encore en cabinet privé en ville. En ambulance couchée, vous travaillez en binôme avec au moins un ambulancier diplômé d’état ou quelqu’un ayant obtenu un certificat de capacité d’ambulancier. Vous effectuez le transport des patients malades, blessés, âgés ou atteints de handicap, vers un hôpital ou encore un centre d’accueil spécialisé. Nous sommes amenés à manipuler les patients lors de différents transferts, depuis le brancard jusqu’au lieu de dépose. Nous pouvons également être appelés à intervenir sur des urgences vitales et dans ce cas, être assistés par une équipe du SAMU pour transporter le malade à bord d’une ambulance de secours et de soins d’urgence vers les structures des services d’urgences. 

Les qualités requises pour être un ambulancier sont multiples. Je pense qu’il faut faire preuve d’une excellente résistance physique et mentale. L’ambulancier doit être capable de supporter un rythme de travail soutenu et des horaires irréguliers. Il doit pouvoir manipuler, porter, et brancarder des patients. Je pense qu’un ambulancier doit avant tout avoir une grande capacité d’écoute envers son patient et faire preuve d’empathie et de respect. Il faut aussi savoir gérer son stress face à des situations imprévues et urgentes tout en restant concentré sur la route. 

 

Quel aspect de votre métier préférez-vous ? 

 

Comme beaucoup d’ambulanciers je dirais les urgences car c’est la partie la plus palpitante de notre profession. On ne sait pas où et sur quoi nous allons être missionné. De plus quand vous venez en aide à des personnes fragiles ou en détresse et que vous faites une bonne prise en charge propre et professionnelle, c’est tout à fait gratifiant lorsque votre patient ou sa famille vous remercie ou vous félicite. On se sent vraiment utile d’un point de vue humain, aider son prochain ça fait du bien. 

 

Racontez-nous un souvenir marquant de votre carrière ?

 

Il y en a plusieurs, mais celui qui restera sera peut-être celui d’une de mes premières interventions lorsque j’étais jeune ambulancier. Mon collègue et moi-même allions chercher une patiente pour la déposer en consultation à l’hôpital. Nous sommes arrivés chez elle, et avons préparé notre brancard pour l’installer confortablement. Elle s’est mise à convulser avec apparition de secousses, contractions musculaires généralisées et irrégulières, puis une phase de relâchement. La patiente a respiré très bruyamment et s’est écroulée subitement de sa chaise. Mon collègue a constaté que la dame est en arrêt cardio-ventilatoire et j’ai donc commencé le massage cardiaque pendant que mon collègue passait son bilan au SAMU. Nous nous sommes relayés, puis le SMUR a pris les choses en main et a tenté de réanimer la dame mais malgré tous nos efforts son cœur n’est malheureusement pas reparti. Je venais de vivre ma première intervention avec le SAMU et j’ai été impressionné par toutes ces énergies déployées pour sauver cette pauvre dame qui soudainement s’était éteinte devant nous.  

 

Avez-vous un conseil pour les ambulanciers en devenir ? 

 

Je n’ai pas vraiment de conseils. Cependant ce que je peux ajouter c’est qu’être ambulancier c’est une passion, une vocation nécessaire à la pratique de ce métier. Il est important de savoir gérer son stress, avoir une bonne dose d’empathie et savoir appliquer simplement les principes de base appris au centre de formation.

Ces articles peuvent également vous intéresser