Sages-femmes et étudiants en maïeutique : la mobilisation continue

Le 7 octobre dernier, les sages-femmes et les étudiants en maïeutique sont une nouvelle fois descendus dans la rue pour dénoncer leur situation actuelle.

Maternité = danger

C’est le cri d’alarme lancé par l’ANESF, l’association nationale des étudiant·e·s sages-femmes, rejoint par plusieurs autres associations. Epuisement professionnel, manque de reconnaissance et moyens… la profession de sage-femme « traverse une crise sans précédent » alerte Anne-Marie Curat, présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, dans une lettre ouverte publiée le 7 octobre dernier.

Plus que la profession, « c’est en réalité la santé et les droits des femmes qui sont menacés » précise-t-elle. «  Il est plus que jamais temps de donner aux sages-femmes un statut et un positionnement conformes à leur rôle et d’accorder enfin à la périnatalité et à la santé des femmes des moyens suffisants si l’émancipation des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes est réellement une grande cause sociétale. »

Revaloriser le métier

Parmi leurs revendications :

  • Un grand chantier sur leurs conditions de pratique dans tous les modes d’exercice : autonomie, effectifs, encadrement, recherche
  • Une revalorisation pour tous les modes d’exercice pour permettre le recrutement : salaires, aides forfaitaires
  • Des conditions de formation révisées pour permettre l’attractivité : durée des études, encadrement (maître de stage, statut des enseignants)

Concrètement, les sages-femmes demandent plus de moyens financiers et humains, la création d’un vrai statut médical pour la profession ou encore la création d’une sixième année d’étude en maïeutique.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’Ordre des sages-femmes et de l’ANESF.

Thèmes : sage-femme

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