Les infirmières de bloc opératoire tirent la sonnette d’alarme

Le 12 octobre dernier, lors du Salon Infirmier 2011, lesPhoto de Xavier Bertrand infirmiers et infirmières de bloc opératoire (IBODE) ont rencontré Xavier Bertrand, tentant de lui glisser deux mots au sujet de l’état actuel de leur profession.
Malgré cette brève entrevue, l‘Union nationale des associations d’infirmiers de bloc opératoire diplômés d’état (UNAIBODE)  a adressé quelques jours plus tard une lettre ouverte au Ministre du travail, de l’emploi et de la santé.

Objectif : être reçu par Xavier Bertrand rapidement afin de faire évoluer une situation déjà critique.

« Monsieur Xavier Bertrand, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être… »

Aujourd’hui, pour les infirmiers de bloc opératoire, la situation doit se débloquer rapidement.

Ils dénoncent notamment l’absence de compétences des nouveaux infirmiers supposés remplacer les départs des personnels qualifiés et donc expérimentés.

Il faut 6 mois après le diplôme pour pouvoir exercer les activités de base d’un IBODE. A ce rythme, la file d’attente devant les blocs opératoires risque bientôt de ressembler à celle du Space Mountain.
Et comme le métier d’IBODE n’est que rarement présenté dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), il reste méconnu et attire peu d’étudiants.

Résultat : le personnel médical qualifié se fait rare et la sécurité des patients est menacée.

Quelques revendications des IBODE :

  • la revalorisation du métier d’infirmier en bloc opératoire
  • la mise en place de la validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • l’obligation de formation
  • l’égalité de traitement pour les 3 spécialités infirmières (IBODE, IADE, Puéricultrice)

« … Si vous avez le temps » poursuit  Boris Vian dans sa chanson.
A l’heure actuelle, le ministre n’a toujours pas donné suite à cette lettre.

Ces articles peuvent également vous intéresser